Nguele Jean-Michel, l’assassin de Christelle en fuite depuis janvier arrêté voici sa réaction

Nguele Nguele Jean-Michel, la trentaine, a été interpellé à Kye-Ossi mercredi. Il est suspecté d’avoir tué sa petite amie, Christelle Mfegue, en janvier 2018.
La police camerounaise a interpellé, mercredi, un jeune homme suspecté du meurtre de sa compagne au quartier Olembé le 16 janvier 2018. Nguele Nguele Jean-Michel se trouvait à Kye-Ossi, dans la région du Sud, où il s’était réfugié au lendemain des faits.

Nguele Nguele Jean-Michel est gardé dans les cellules de la Direction régionale de la police judiciaire pour le centre, sise à Yaoundé, où il a été présenté à la presse ce vendredi. Il aurait assommé à l’aide d’un tabouret puis asséné des coups de couteau à sa petite amie Christelle Mfegue.

La scène s’était déroulée au domicile de la famille Onana, les parents de la défunte, le 16 janvier 2018. Ce soir-là, la victime reçoit la visite de son amant à une heure tardive. Ce qui n’est une surprise pour personne. Le repas est servi par la nièce de Christelle Mfegue Onana. Le couple mange et se retire dans les appartements occupés par celle-ci.

Seulement le climat est tendu. Christelle Mfegue Onana ne semble pas se réjouir de la visite. «Elle ne m’a pas accueilli de manière chaleureuse. Elle m’a seulement demandé est-ce qu’on vient chez les gens sans prévenir ? Je me suis tu. J’ai essayé de la toucher un peu. Elle ne réagissait pas. Elle a commencé à regarder une émission à la télé. J’ai sorti un document de mon sac et comme je me sentais isolé, j’ai commencé à le lire. Le sommeil m’a finalement emporté et c’est autour de 2h30-3heures du matin que je me suis réveillé. Elle suivait la télé avec un volume élevé. Je lui dis, s’il te plaît est-ce que tu peux baisser le volume ? Elle m’a répété que je n’étais pas chez moi. Je me suis mis en colère», raconte Nguele Nguele Jean-Michel.

Il dit s’être assis sur le bord du lit, à ruminer sa colère suffisamment longtemps pour que sa compagne s’endorme. « Sous l’impulsion de la colère, parce que je me disais que comment elle me traite comme un vaurien alors qu’elle a mon argent, j’ai ramassé un tabouret à côté d’elle et je le lui ai frappé au niveau de l’oreille. Elle a perdu connaissance et moi-même j’étais étonné de ce qui m’a poussé à agir ainsi. Je l’ai un peu observé pendant quelques secondes et ma colère a encore augmenté parce que je me disais que tu as foutu ma vie en l’air, car je savais bien que ma vie était foutue à cause de mon geste. J’ai donc pris le couteau dans mon sac et j’ai tranché sa gorge. Je suis immédiatement allé aux toilettes pour nettoyer mes mains. J’ai ensuite repris mon sac, et j’ai aussi ramassé un parfum, une montre et un ordinateur dans la chambre et je suis parti », raconte le suspect ce vendredi 28 septembre.

Selon Nguele Nguele Jean-Michel, l’arrogance affichée le soir des faits par la victime l’aurait poussé à commettre son forfait. D’autant plus que d’après lui, elle lui devait une somme de 200. 000 francs CFA. « J’avais passé la journée à l’appeler et elle ne décrochait pas le téléphone, alors je me suis dit pourquoi autant de mépris, d’insubordination. C’est ce qui m’a inspiré à acheter le couteau », confie-t-il.

Christelle Mfegue Onana détenait deux licences, en comptabilité et en droit public. En 2012, elle a été admise à la section Impôts de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, cycle B. Elle en est sortie diplômée en 2014 et a été affectée à la direction générale des impôts.

Son petit-ami, quant à lui, était sans emploi. Information qu’il s’était abstenu de communiquer à sa compagne. Au contraire, il lui avait fait croire qu’il était cadre à la Société nationale de raffinerie (Sonara). Elle aurait tout découvert.

La dépouille de Christelle Mfegue Onana avait été retrouvée aux environs de 10 heures le 17 janvier. La police avait été immédiatement saisie. Le suspect, recherché depuis huit mois, a finalement été interpellé hier à la frontière entre le Cameroun et le Gabon.

Nguele Nguele Jean-Michel affirme regretter son geste, même s’il ne dégage aucune émotion à l’évocation de ces tristes événements.

Source: Camer.be

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